Franta fait le don d’une oeuvre au Lycée Henri Matisse

L’artiste Vençois d’origine Tchèque, Franta, a fait don d’une oeuvre aux lycéens.
Cette esquisse, issue d’un triptyque, représente un maître et son élève, symbole de la transmission du savoir, du partage de la connaissance.
Si les deux autres éléments du triptyque ont disparu, Franta a souhaité que celui-ci qu’il a retrouvé récemment, soit légué au lycée de Vence, sa destination initiale. En effet cette oeuvre est issue d’une étude réalisée en 2000 pour un concours organisé lors de la construction du lycée de Vence dans le cadre du 1% culturel.

Un geste d’une immense générosité que le Maire Loïc Dombreval, entouré de la vice-présidente du Département d’Anne Sattonnet et des élus Vençois ont tenu à saluer au nom de Vence et des Vençois.

En très peu de temps, le Lycée de Vence a vu entrer des grandes figures de l’art contemporain : le photographe américain Andres Serrano, lle sculpteur Bernard Pagès, et en septembre Franta.
Franta, plasticien qui sculpte le monde réel, sculpteur qui façonne des œuvres puissantes, et qui dénonce une humanité déchirée par la folie des hommes.

L’homme discret, qui aime marcher et plus encore pédaler, dissimule, sous la puissance du trait, une modestie et une discrétion légendaires.
Pourtant son œuvre parcourt le monde : plus de 140 expositions personnelles en France et à l’étranger.
Une œuvre présente dans de prestigieuses collections publiques : du Musée d’Art Moderne de Paris au Musée Tchèque d’Arts Plastiques, du Guggenheim Museum de New York à la Collection « Against Apartheid » en Afrique du Sud, du Kunst Museum de Düsseldorf au Musée d’Art Contemporain de Nagoya au Japon…

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Un grand humaniste est entré au Lycée de Vence

Selon le directeur du musée Guggenheim de New York : « La condition humaine est le « tourment majeur de Franta » ».
Un éternel révolté attaché aux valeurs de liberté et au respect de la condition humaine.
Franta, peintre de la souffrance humaine, a choisi le pouvoir de l’imagination et de la libre expression.
S’il dénonce ce monde terrible où les hommes sont victimes et broyés par l’histoire, il est avant tout le peintre de l’espoir et d’une humanité à réinventer.
Un monde, où, contre la banalité du mal, les hommes luttent, se relèvent et ne renoncent jamais.

Ce modèle, il le doit d’abord à son père. Un père parti combattre les troupes hitlériennes, un père qui entrera en résistance contre l’invasion allemande de la Tchécoslovaquie, un père qui sera contraint à l’exil en Angleterre.
Ces drames politiques ont nourri et marqué à jamais l’enfant né en 1930 à Trebic en Tchécoslovaquie.
En 1948, après la guerre,Franta entre à l’Ecole des Arts Décoratifs puis à l’Ecole des Beaux Arts de Prague. Il y perfectionne ses talents de peintre et de sculpteur et apprend des techniques fondamentales. Mais sous la domination soviétique, la création n’est pas de mise. Les sujets sont imposés par l’administration.
Etouffé par les limites, par la négation de l’imagination, Franta va fuir clandestinement son pays. Sa vie bascule lors d’un voyage d’étude, lorsqu’il découvre la peinture italienne de Giotto et de Masaccio, l’art contemporain, et… Jacqueline, une Vençoise.
A cette époque, à Prague, l’amour a des murs et des frontières.
Jacqueline soupçonnée d’espionnage est expulsée de Tchécoslovaquie.

Un évènement va alors bouleverser leur vie.

Lors d’une visite au musée de Berlin Est, Franta se détache du groupe, sort du bâtiment et se mêle à un groupe d’ouvriers pour passer la frontière vers Berlin Ouest.
Il se réfugie à l’Ambassade d’Angleterre de Berlin Ouest et obtiendra l’asile politique.
Il profitera d’un avion de l’armée américaine pour se rendre à Nüremberg et enfin retrouver Jacqueline à Nice, l’épouser en 1959, et s’installer à Vence en 1960.

Franta né à Trebic en 1930, renait à Vence en 1960 !

Ce qu’il a vécu comme un arrachement devient une promesse, celle de se libérer des limites imposées. Vence devient sa terre d’accueil et de création.
Son atelier (au quartier de l’Ormée) permet de travailler des toiles magistrales et monumentales.
Arraché à sa patrie, Franta trouve dans la peinture un nouveau Pays, de nouvelles sources de voyages et d’inspiration. Espagne, Grèce, Yougoslavie, déserts d’Afrique du Nord, puis la découverte de l’Afrique noire qui marquera un tournant décisif et définitif dans sa production artistique. C’est là, dans le berceau de l’humanité, paradis perdu, gardé dans le cœur des esclaves emmenés en Amérique, qu’il nourrit ses œuvres de la simplicité des peuples, sensible aux échanges et au partage (des traces très présentes dans l’œuvre léguée au lycée de Vence).

Il travaille et expose aux Etats-Unis (1985). Il devient professeur de peinture aux Beaux Arts de Grenoble alors dirigés par celle qui deviendra Ministre de la Culture, Catherine Tasca.
Des centaines d’expositions font connaître son œuvre à travers les Etats-Unis, le Japon, la Chine, l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie….
Sa ville natale, Trebic, l’honore en lui consacrant un musée permanent.
Franta expose Actuellement à Ostrava, capitale industrielle de la Tchéquie. Il prépare aussi des expositions en Belgique et à Paris.

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C’est une grande chance pour les lycéens, d’être les dépositaires d’une œuvre de Franta

Comme Franta, il est important de s’interroger sur le monde, de dénoncer la cruauté, de défendre les hommes victimes de l’histoire, non par la force mais par la beauté du geste, d’échanger et de partager pour réveiller la pensée dans un monde qui banalise et qui oublie l’essentiel.

Franta le révolté livre un grand message d’espoir pour un monde plus juste, plus digne et plus humain où la joie de vivre doit toujours l’emporter.

Franta « peint plus fort que tout ce qui écrase ». Son combat doit nous inciter à ne jamais renoncer.

A ce grand Monsieur qui consacre sa vie à l’art et à l’humain, qui crée sur notre territoire et qui, à travers le monde, est l’ambassadeur exceptionnel de notre Cité des Arts, le Maire de Vence a exprimé un profond et sincère merci.

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L’artiste Vençois d’origine Tchèque, Franta, a fait don d’une oeuvre aux lycéens.
Cette esquisse, issue d’un triptyque, représente un maître et son élève, symbole de la transmission du savoir, du partage de la connaissance.
Si les deux autres éléments du triptyque ont disparu, Franta a souhaité que celui-ci qu’il a retrouvé récemment, soit légué au lycée de Vence, sa destination initiale. En effet cette oeuvre est issue d’une étude réalisée en 2000 pour un concours organisé lors de la construction du lycée de Vence dans le cadre du 1% culturel.

Un geste d’une immense générosité que le Maire Loïc Dombreval, entouré de la vice-présidente du Département d’Anne Sattonnet et des élus Vençois ont tenu à saluer au nom de Vence et des Vençois.

Ce modèle, il le doit d’abord à son père. Un père parti combattre les troupes hitlériennes, un père qui entrera en résistance contre l’invasion allemande de la Tchécoslovaquie, un père qui sera contraint à l’exil en Angleterre.
Ces drames politiques ont nourri et marqué à jamais l’enfant né en 1930 à Trebic en Tchécoslovaquie.
En 1948, après la guerre,Franta entre à l’Ecole des Arts Décoratifs puis à l’Ecole des Beaux Arts de Prague. Il y perfectionne ses talents de peintre et de sculpteur et apprend des techniques fondamentales. Mais sous la domination soviétique, la création n’est pas de mise. Les sujets sont imposés par l’administration.
Etouffé par les limites, par la négation de l’imagination, Franta va fuir clandestinement son pays. Sa vie bascule lors d’un voyage d’étude, lorsqu’il découvre la peinture italienne de Giotto et de Masaccio, l’art contemporain, et… Jacqueline, une Vençoise.
A cette époque, à Prague, l’amour a des murs et des frontières.
Jacqueline soupçonnée d’espionnage est expulsée de Tchécoslovaquie.

Un évènement va alors bouleverser leur vie.

Lors d’une visite au musée de Berlin Est, Franta se détache du groupe, sort du bâtiment et se mêle à un groupe d’ouvriers pour passer la frontière vers Berlin Ouest.
Il se réfugie à l’Ambassade d’Angleterre de Berlin Ouest et obtiendra l’asile politique.
Il profitera d’un avion de l’armée américaine pour se rendre à Nüremberg et enfin retrouver Jacqueline à Nice, l’épouser en 1959, et s’installer à Vence en 1960.

Franta né à Trebic en 1930, renait à Vence en 1960 !

Ce qu’il a vécu comme un arrachement devient une promesse, celle de se libérer des limites imposées. Vence devient sa terre d’accueil et de création.
Son atelier (au quartier de l’Ormée) permet de travailler des toiles magistrales et monumentales.
Arraché à sa patrie, Franta trouve dans la peinture un nouveau Pays, de nouvelles sources de voyages et d’inspiration. Espagne, Grèce, Yougoslavie, déserts d’Afrique du Nord, puis la découverte de l’Afrique noire qui marquera un tournant décisif et définitif dans sa production artistique. C’est là, dans le berceau de l’humanité, paradis perdu, gardé dans le cœur des esclaves emmenés en Amérique, qu’il nourrit ses œuvres de la simplicité des peuples, sensible aux échanges et au partage (des traces très présentes dans l’œuvre léguée au lycée de Vence).

Il travaille et expose aux Etats-Unis (1985). Il devient professeur de peinture aux Beaux Arts de Grenoble alors dirigés par celle qui deviendra Ministre de la Culture, Catherine Tasca.
Des centaines d’expositions font connaître son œuvre à travers les Etats-Unis, le Japon, la Chine, l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie….
Sa ville natale, Trebic, l’honore en lui consacrant un musée permanent.
Franta expose Actuellement à Ostrava, capitale industrielle de la Tchéquie. Il prépare aussi des expositions en Belgique et à Paris.

C’est une grande chance pour les lycéens, d’être les dépositaires d’une œuvre de Franta

Comme Franta, il est important de s’interroger sur le monde, de dénoncer la cruauté, de défendre les hommes victimes de l’histoire, non par la force mais par la beauté du geste, d’échanger et de partager pour réveiller la pensée dans un monde qui banalise et qui oublie l’essentiel.

Franta le révolté livre un grand message d’espoir pour un monde plus juste, plus digne et plus humain où la joie de vivre doit toujours l’emporter.

Franta « peint plus fort que tout ce qui écrase ». Son combat doit nous inciter à ne jamais renoncer.

A ce grand Monsieur qui consacre sa vie à l’art et à l’humain, qui crée sur notre territoire et qui, à travers le monde, est l’ambassadeur exceptionnel de notre Cité des Arts, le Maire de Vence a exprimé un profond et sincère merci.