NOTRE DAME DE LA NATIVITE

L’historique ...

Construite au IVe siècle sur l’emplacement d’un temple romain, la cathédrale prit sa forme définitive au XI ou XIIe siècle. Elle renferme de très nombreux vestiges classés aux Monuments Historiques.

La Cathédrale en images Cathédrale Notre Dame de la Nativité

1. A droite dans le mur, un fragment de sculpture carolingienne représente un oiseau, buvant dans une amphore, elle-même décorée d’un oiseau. Fragment d’inscription romaine.

2. Vision d’ensemble sur le chœur du XVII et XVIIIe siècle et sur la nef de style roman.


3. Plusieurs entrelacs carolingiens (an 600 à 800) sont inclus dans les piliers de la nef et sur les murs à l’entrée du chœur, qui attestent de l’existence d’une très belle église carolingienne, du IXe. Dans le mur Nord de la nef : orgues datant de 1871.

4. Le chœur. L’autel en marbre polychrome (rouge et blanc) surmonté de trois chérubins a été réalisé par le génois Schaffini en 1768. Les deux bustes de cuivre argenté de Saint Véran et de Saint Lambert,ciselés en 1825 et 1826, reposent sur des caisses vitrées qui contiennent les ossements des deux saints.

5.La chapelle est dédiée à Saint Véran (Évêque de Vence en 449).L’autel est composé d’un sarcophage romain où fut déposé le corps du Saint pendant 1000 ans. Retable de style renaissance représentant Saint Véran bénissant le peuple.


6.Chapelle Saint Lambert (Évêque de Vence en 1154). Autel construit sur le tombeau du Saint. Deux bustes représentant Saint Véran et Saint Lambert sont placés de chaque côté.

7. Chapelle de la Vierge. Godeau, en 1666, parle du retable des colonnes torses en bois qui venaient d’y être posées.

8. Grand Christ du XVIe d’auteur inconnu.

9. Baptistère décoré par une mosaïque de Marc Chagall représentant Moïse sauvé des eaux. Marc Chagall séjourne à Vence de 1950 à 1966. La cuve baptismale qui est une seule pièce n’est pas datée. Chagall a voulu exprimer la joie du baptême en prenant pour thème Moïse sauvé des eaux. Et c’est bien la joie qui rayonne de sa mosaïque, avec ses couleurs claires et variées, les fleurs ou les fruits des arbres de la rive, les robes bigarrées des femmes, l’éclat du soleil et ses reflets sur les eaux.
Cette joie s’adoucit et s’épure dans le regard de la fille du Pharaon et la tendresse du geste, quand elle se penche vers le petit Moïse pour le recevoir. La joie de la mosaïque n’est pas une joie terrestre : elle transpose l’épisode rapporté dans l’Exode pour l’élever jusqu’à la joie spirituelle du baptême. La fille du Pharaon qui recueille le petit Moïse devient l’Eglise recevant un nouveau-né ; et celui-ci, par l’eau du baptême évoquée par l’eau du Nil, devient un enfant de Dieu. C’est bien ainsi qu’il faut lire la mosaïque puisque Marc Chagall a introduit dans sa composition des éléments insolites pour l’illustration du texte biblique : un Ange, auprès du soleil et, surtout, l’arc dans le ciel. Ce pont céleste est le signe traditionnel de l’alliance de Dieu à son peuple. Au baptistère de Vence, Moïse sauvé des eaux est vraiment la préfiguration spirituelle du sacrement.
10. Magnifique retable de l’Ange Gardien (XVIe siècle) cette chapelle était autrefois à la base du clocher. Le tableau central représente l’Ange Gabriel accompagnant le jeune Tobie.


11. La chapelle du Saint Sacrement. On y admire l’une des plus belles plaques sculptées carolingiennes de France. La plus haute plaque représente soit un phénix (symbole de résurrection) soit un aigle (symbole de St-Jean). La très belle plaque du bas est en marbre, des torsades de 3 rangs entourent des oiseaux réalistes ou stylisés, des motifs d’hélice, des rosaces à huit pétales, des grappes de raisins. Deux peintures sur bois représentant sans doute Saint Véran et Saint Lambert, devaient orner déjà en 1637 les portes du reliquaire de ces deux Saints. A droite dans le mur du clocher a été accrochée l’ancienne porte de la prévôté datée de la fin du XVe siècle.

12. Accès aux tribunes (ouverture occasionnelle). Les stalles de la cathédrale furent commandées à Jacques Bellot, maître ébéniste. Il exécuta son oeuvre de 1455 à 1460. C’est en 1499 qu’on les monta dans la tribune après les avoir modifiées. Les stalles sont un excellentspécimen de la sculpture sur bois du XVe en Provence. Les tribunes permettent d’atteindre la salle du Trésor où sont conservés, entre autres, une chasuble de Godeau, une crosse d’Evêque, la croix pectorale de Monseigneur Pisani et un manuscrit en écriture gothique retraçant la vie de Saint Lambert.


L’extérieur de l’église.
La Tour Saint Lambert du XIIe siècle (sur la gauche à l’entrée de la Cathédrale). De la Place Godeau, ancien cimetière de la paroisse,excellente vue sur le chevet roman et le clocher orné de créneaux(XIIIe siècle). Au cours des siècles les différents bâtiments de l’évêché furent accolés à la cathédrale.

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