Parcours d’orientation.... un peu d’histoire

Qu’est-ce que la course d’orientation

Définition Fédérale : « La course d’orientation est une course individuelle contre la montre, en terrain varié, généralement boisé, sur un parcours matérialisé par des postes que le concurrent doit découvrir dans un ordre imposé. Pour ce faire, il élabore des cheminements en se servant d’une carte et éventuellement d’une boussole. »

Définition scolaire : « La course d’orientation est un déplacement en milieu connu ou non connu, pour trouver des balises. Pour ce faire, il élabore des cheminements, en utilisant un document cartographique et éventuellement une boussole. »

Histoire de la course d’orientation

Dans le monde :

1850 : En tant que sport, l’orientation prit vraiment naissance vers 1850 dans les milieux militaires scandinaves qui l’utilisaient comme moyen d’entraînement. Après quelques décennies, le virus s’étant étendu, les clubs sportifs organisèrent des compétitions.
1897 : Le 13 mai 1897, près de Bergen en Norvège, eut lieu la première « Course d’Orientation ». Elle fut suivie d’autres : à Oslo en 1898 (premier relais à ski), à Stockholm en 1901 et à Heksingfors en 1904. A cette date, la course d’orientation peut être considérée comme une discipline sportive civile.
1910 : Après des courses d’orientation à Copenhague à l’aide de cartes au 1/100000ème ou de croquis à main levée réalisés par l’organisateur (n’oublions pas que les balises sont humaines), le premier Championnat Danois de course d’orientation à pied et le premier Championnat du Danemark de course d’orientation à ski (parcours allant jusqu’à 50 km) ont lieu. La condition physique l’emporter sur le facteur orientation.
1945 : Après la seconde guerre mondiale. La course d’orientation s’est développée dans de nombreux pays : Etat-Unis, Canada, Grande-Bretagne, Belgique, Brésil, Australie, Espagne, France. Elle prendra extension ou retombera dans l’oubli selon les pays.
1949 : La course d’orientation à ski est reconnue par le C.I.O (Comité International Olympique).
1961 : A Copenhague, 11 pays créent l’International Orienteering Federation (I.O.F.).
1962 : Premier Championnat d’Europe en Norvège, à Loten, du 20 au 23 septembre.
1966 : Premier Championnat du Monde en Finlande, le 2 octobre.
1977 : L a course d’orientation est reconnue par le C.I.O.
1986 : Création de la Coupe du Monde de Course d’Orientation.
1987 : Création de la Coupe du Monde de Course d’Orientation à ski.
1988 : L’I.O.F. regroupe 35 pays.
1998 : L’I.O.F. regroupe 51 pays.

La CO en France :

Après avoir fait une entrée en France, en 1941, sous forme de cross orientation, la course d’orientation sera surtout pratiquée par les scouts.
De 1957 à 1960 : Des « cross orientations » sont mis sur pied parla Fédération Française de Culture Physique, dans les régions de Bordeaux, d’Aix en Provence et de Poitiers.
De 965 à 1966 : des suédois en vacances en France organisent des courses. Peu de français y participent.
Le 25 avril 1970 : Création de la Fédération Française de Course d’Orientation (FFCO) par Bernard Stasi.
1972 : Première participation française au championnat du Monde.
1973 : Première carte de 5 couleurs. (Auparavant, les courses se déroulaient sur des cartes d’état-major).
1976 : Première course nationale d’orientation à ski.
1986 : Organisation en France d’une étape de la coupe du monde.
1987 : Organisation des championnats du Monde de CO à Gérardmer.
1992 : Organisation des championnats du monde d’Orientation à ski à Pontarlier.
1994 : Premier challenge national d’orientation à VTT.
18 juin 1999 : Création du GO 78.
2000 : Introduction du poinçonnage électronique pour les compétitions.

Les règles d’or des activités d’orientation

Les activités d’orientation impliquent une notion de déplacement, donc un trajet dans un environnement varié, complexe, parfois variable.

Elles engendrent une dimension affective, la connaissance du milieu naturel, la connaissance des dangers du milieu.

Elles supposent des compétences :
- s’informer,
- contrôler ses émotions,
- construire des connaissances et des savoirs,
- fonctionner en groupes,
- réguler les énergies (en fin de cycle 3).

Elles privilégient, à l’école primaire :
- une approche sensorielle,
- une relation carte-terrain,
- des choix d’itinéraires,
- des habitudes de mémorisation,
- une appréciation globale des distances.

Elles permettent le passage du milieu connu au milieu inconnu, du milieu proche au milieu élargi.

Elles obligent l’utilisation d’outils spécifiques, notamment des cartes à échelle réduite (de préférence en couleur).

L’utilisation de la boussole et l’étalonnage ne conditionnent pas l’activité.

Elles sont axées sur la sécurité : maîtriser la prise de risque et gérer l’incertitude.

Elles passent par une organisation particulière du groupe, du temps, de l’espace et par une attitude ou un positionnement adapté de l’enseignant :
- en groupe de 3 élèves maximum ou seul ;
- situations courtes permettant la réflexion et la construction de savoirs ;
- choix d’un site suffisamment riche en repères ;
- relances adaptées à l’acquisition de compétences ;
- placement stratégique de l’enseignant (carrefour, ligne d’arrêt...).
NB : toutes les situations peuvent être enrichies par l’aménagement du milieu et par d’autres propositions de l’enseignant.

Elles conduisent vers la course individuelle d’orientation.

Lexique

Alignement : organisation de repères sur une ligne droite.
Axe médian : ligne correspondant à « la visée du photographe », sur un cliché.
Azimut : angle formé par la direction à suivre ou à relever, avec le nord magnétique.
Balise : repère placé près d’un élément caractéristique identifiable.
Carte C.O. : carte de course d’orientation à grande échelle (1/5000è, 1/10000è, 1/15000è...) qui comprend des informations liées au relief, à la végétation (pénétrabilité et visibilité), à l’hydrographie, aux éléments linéaires et ponctuels, fabriqués ou naturels.
Carte-mère : carte où figurent les emplacements et l’ordre de recherche des postes.
Circuit : itinéraire en boucle où le point de départ est aussi le point d’arrivée.
Course au score : recherche dans un secteur d’un certain nombre de postes dont la valeur est déterminée par la difficulté de recherche (éloignement, pénétrabilité, relief...).
Dénivelée : différence d’altitude entre 2 points.
Éléments caractéristiques de terrain : éléments ponctuels (butte, trou...) ou linéaires (fossés, sentiers...) identifiables sur la carte et le terrain.
Erreur volontaire : décalage de déplacement pour n’avoir à chercher un poste, que d’un seul côté.
Fenêtre : carré où est représenté un carrefour avec flèche directionnelle.
Fil d’Ariane : élément de guidage direct linéaire (fil, ficelle...) qui sert de liaison entre des repères.
Jalon : élément de guidage direct ponctuel qui permet de matérialiser un itinéraire (ruban, brin de laine, pastille peinte...).
Ligne d’arrêt : ligne facilement identifiable, à ne pas dépasser (ligne de sécurité).
Main courante : ligne facile à identifier et à suivre (clôture, ruisseau, talus, limite de végétation...).

Médias / Téléchargements