Université, des facilités d’accès pour les Vençois

Retour d’expérience....

De l’art de la coiffure à l’Histoire de l’Art... l’expérience de Caroline Carmona

Qui êtes-vous Caroline Carmona ?

J’ai trente-neuf ans, née à Nice. Petite fille je rêvais de devenir une archéologue aventurière travaillant dans un musée. Mon rêve était de découvrir Nefertiti ....
J’ai choisi finalement la voie de l’apprentissage en coiffure, car je souhaitais me confronter à la vie en entreprise.
Depuis j’ai voyagé, harcelant de questions nombre d’archéologues travaillant dans des sites que je visitais (des archéologues toujours d’une grande patience avec moi et heureux de partager leurs recherches).
En 2013 en Egypte, un chef de mission sur le site de Karnak à Luxor m’a conseillé de reprendre mes études il m’a dit que lorsque je serai au niveau du master il serait heureux de me prendre en stage. De retour en France je n’ai plus eu que cet objectif en tête.

Vous venez de réussir votre 1° année avec Mention à l’Université de Nice, qu’est ce que cela vous inspire ?

La Mention était un peu mon objectif, mais elle a été acquise en deux ans, car j’ai mené mes études de front avec mon activité professionnelle. D’autres étudiants acquièrent toutes les matières en une seule année. Cela doit relativiser ma mention, même si elle me motive pour continuer ce parcours.

Auparavant quel a été votre parcours ?

Après un CAP, le BP et la Maitrise en coiffure j’ai ouvert mon salon au 1 Place Frédéric Mistral à Vence en 2009. C’était là l’objectif final de ma formation de coiffeuse.
Mon installation professionnelle m’a donné confiance en moi. J’ai eu ainsi le désir de me faire plaisir dans mes domaines privilégiés l’Histoire et l’Archéologie.
Je me suis inscrite au D. U. Histoire de l’Art et Archéologie pour l’année 2016/2017 « Promotion Franta ».

Vous êtes donc à la tête d’un salon de coiffure, comment passe-t-on de l’art de la coiffure à l’Histoire de l’Art ?

Beaucoup de coiffeurs sont curieux des différentes formes d’arts. Nous sommes le parent pauvre du sculpteur par notre travail de coiffure et sa géométrie dans l’espace, et du peintre par la colorimétrie.
Mais sans prétention aucune car notre art est éphémère et nous oblige à nous reformuler à chaque instant. Mais je comprends les artistes car moi-même j’ai connu les affres de l’apprentissage pour trouver son propre style, et j’ai souffert de l’incompréhension quand on est trop avant-gardiste !
Je regrette que l’école de coiffure ne donne pas de cours sur cette sensibilité à l’Art à travers son histoire cela pourrait inspirer nos futurs jeunes coiffeurs.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’entreprendre ce Cycle d’études ?

Cédric Fioretti, alors Directeur de la Médiathèque, m’a parlé du DU à un moment où je cherchais à reprendre mes études. Ce diplôme était parfait pour moi mélangeant l’Histoire de l’Art et l’Archéologie.
Le fait que je puisse diviser les années d’études pour continuer mon activité, et que la première année se passe à Vence ou je réside et travaille, m’a permis dans un premier temps de tester mon niveau scolaire et d’envisager ainsi ma possible continuité dans le cursus.

Pouvez-vous nous expliquer comment s’est déroulé votre reprise d’études ?

J’ai suivi ma première année en tant que “Résidents Vençois” avec l’aide des services administratifs de la mairie de Vence ce qui m’a permis de payer moitié prix.
L’année suivante avec Asure Formation un échéancier a était mis en place pour faciliter mon financement. Je bénéficie par ailleurs de la carte étudiante qui me permet de profiter de tarifs avantageux lors de visites culturelles ou sites archéologiques.

Comment avez-vous eu connaissance des conditions privilégiées réservées aux résidents vençois ?

Les conditions privilégiées réservées aux résidents de notre ville étaient expliquées sur le site de la Ville. Cette possibilité a rajouté à l’affection que j’ai pour Vence.

Quelle aura été la découverte majeure que ces enseignements vous auront permis ?

J’ai découvert qu’il n’est jamais trop tard pour reprendre ces études, ce n’est pas facile mais l’appui de ma Ville pour aider à l’intégration d’un cursus universitaire puis l’appui de Mr Pisano qui a accepté mon dossier en DU l’année suivante, me donne l’opportunité de continuer cette nouvelle aventure en tant qu’étudiante à 39 ans.
J’ai aussi découvert les subtilités des oeuvres d’art selon l’époque et le maître qui l’a peint. Même si j’ai toujours visité des Musées je sentais qu’il me manquait des clefs pour bien saisir l’oeuvre que j’admirais.
Les cours sur l’histoire de l’art ont été révélateur d’un univers dont je n’avais pas conscience.
Vence sensibilise dès leurs plus jeunes âges ses citoyens.
Des ateliers et des cours de l’histoire de l’Art sont donnés par les maitresses et professeurs des différentes écoles. Je trouve que c’est une bonne chose d’aiguiser le regard de nos enfants sur le monde de l’art et l’histoire qui en découle.

Que retenez-vous de cette expérience ?

Cette expérience a accentué mon désir de continuer en deuxième année.
Les cours sont donnés par de grands professeurs passionnés et passionnants.
Rien que le plaisir de les écouter me donne envie d’aller en cours.

Résidents Vençois, pour tout renseignements / inscriptions :
http://unice.fr/formation/formation-initiale/hdhi12120.
Secrétariat du Centre Culturel Ville de VENCE
Centre Culturel 2 place du Frêne 06140 VENCE
Tél. 04 93 58 15 78. Mail : secretariatduhaa ville-vence.fr