Vence, cité médiévale

Derrière ses remparts, 20 siècles de tradition...

Entourée de remparts du 13ème siècle, Vence associe la noblesse d’une cité historique au charme vif d’une ville du soleil.

De son passé ligure, Vence a conservé le souvenir visible comme en attestent les Colonnes des Marseillais, vestiges d’un arc de triomphe romain, la Tour qui domine la cité médiévale, érigée au 12e siècle, le Château de Villeneuve datant du 17e siècle, les nombreuses portes et ouvrages d’architecture... Des merveilles qui se cachent et se révèlent au gré des rues étroites.

DES LIEUX DE VISITE

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Le Frêne
La légende attribue la plantation du Frêne à François 1er. Ainsi, lors de la trêve de Nice en 1538, une partie de la cour et des régiments qui accompagnaient François 1er fut logée à Vence. En reconnaissance, le roi de France fit effectuer quelques embellissements dans la Ville dont la plantation du célèbre frêne en 1538.
Devant s’ouvre l’esplanade Fernand Moutet offrant un panorama sur la vallée de la Lubiane, les Baous et la Chapelle du Rosaire.
A voir également la table d’orientation, un monolithe et le baptistère de Saint Véran (11e siècle). C’est sur cette esplanade entièrement rénovée qu’une fontaine du sculpteur Arman sera prochainement installée.

Le Château
Construit au 17e siècle, attenant à la tour de garde du 12e siècle, il fut longtemps la demeure des Seigneurs de Villeneuve, Comtes de Provence et seigneurs de Vence. Entièrement rénové, le Château de Villeneuve / Fondation Emile Hugues est aujourd’hui un haut de l’art moderne et contemporain. [Voir aussi=> Château de Villeneuve]

La Tour
La Tour date du 12e siècle. Sa façade Ouest conserve son aspect originel avec ses archères qui indiquent un escalier intérieur. On ignore où se trouvait la porte d’entrée. Ses fondations se situent probablement à plusieurs mètres au-dessous du niveau actuel du sol. Au 15e siècle, les Villeneuve l’ont annexé à leur château malgré les protestations de la Commune.

Porte et fontaine du Peyra
La porte du Peyra sous sa forme actuelle ne date que de 1810. La fontaine fut réaménagée en 1822 à la place d’une autre fontaine qui datait de 1578.

Place du Peyra
Ancien forum, la place du Peyra était traditionnellement la place du marché et des orateurs. On s’y réunissait pour parler des affaires de la ville. Le nom de Peyra viendrait de la « pierre », utilisée lors des exécutions judiciaires. En 2005, cette place a été entièrement restaurée et embellie redonnant vie et convivialité à ce lieu touristique.
Depuis la place du Peyra, en descendant la rue du Portail Levis, vous remarquerez la Place Vieille signalée dans le Livre des Records de 1996 comme la plus petite place de France !

Rue du Marché
Aujourd’hui rue commerçante typique d’un village de Provence, elle ne possédait presque pas de boutique au début du siècle. Les rez-de-chaussée étaient constitués d’écuries ou des cuisines des maisons.

Faubourg et Pontis
Le faubourg ou avenue Marcellin Maurel, occupe l’emplacement des anciens fossés qui séparaient la ville du faubourg. Les maisons de la ville s’ouvrirent sur l’extérieur vers 1840. Le pontis (ou passage voûté) ne fut ouvert qu’en 1863. Les arbres qui ornaient le faubourg ont disparu en 1910 pour faire place au tramway.

Place Surian
Cette place porte le nom de Jean-Baptiste Surian (1670-1754), membre de l’Académie Française. Évêque de Vence de 1728 à 1754. La place fut créée en 1787 par la démolition de vieilles maisons qui entouraient l’ancien Hôtel de Ville, appelé « Maison du Saint Esprit ».
On remarque, sur cette bâtisse, un linteau de porte avec un écusson portant les armes de la ville : « D’Azur à la tour d’argent crénelée de cinq pièces maçonnées de sable ».

Château « intra-muros »
Située place Surian, l’ancienne demeure intra-muros des Seigneurs de Villeneuve fut bâtie à l¹emplacement du « palais » épiscopal du 13e s dont quelques éléments sont plus tardifs : trois fenêtres à meneaux, époque Renaissance dans la cour intérieure. L’écusson, en façade, représente les armes des Villeneuve : « D’or avec six gueules pour six lances ».Ces armes ont ensuite évolué, fleurs de lys sous Charles VII et écusson d’or. En 1910, l’Hôtel de Ville a été édifié à la place de cet ancien Palais.

Place Georges Clemenceau
Initialement baptisée place Mirabeau, elle devient la place Georges Clemenceau. De l’ancien Évêché il ne subsiste que la partie la plus ancienne, le bâtiment sur arcades qui ferme la place Nord, et la tour Saint Lambert.

Cathédrale Notre Dame de la Nativité
Construite au 4e siècle sur l’emplacement d’un temple romain, la Cathédrale prit sa forme définitive au 11e ou 12e siècle. A L ’extérieur sur la gauche, la tour Saint Lambert date du 12e siècle. La pierre, sur la gauche du fronton de la Cathédrale représente une dédicace faite par la cité de Vintium en hommage à l’empereur Gordien III. Elle date de l’an 239. La pierre à droite du fronton, retrace une dédicace faite à l’empereur Caesar Marcus Aurelius Antoninus Pius Felix, plus connu sous le nom d¹Elagabal. Elle a été gravée en décembre 220.
De la Place Godeau, une excellente vue s’offre sur le chevet roman et le clocher orné de créneaux (13e siècle). La Cathédrale abrite une mosaïque de Marc Chagall “Moïse sauvé des eaux” ainsi qu’un ensemble unique de statues en bois polychrome du 17e siècle auparavant exposées dans les chapelles du Calvaire. [voir aussi => Cathédrale]

Pierre du Taurobole
Sur la façade Ouest de l’église, cette pierre évoque le culte de Cybèle, la mère “Idaea”, la Grande Mère des Dieux du Mont Ida.

Passage Cahours
Avant la construction de la nouvelle mairie en 1910, l’Evêché s’appuyait au flanc de la Cathédrale par un « pontis » semblable à celui qui existe au-dessus des arcades. On pouvait donc sortir de la cour centrale de l¹Evêché par deux pontis, au sud et au nord. Celui-ci, seul vestige qui subsiste, date du 14e siècle. Des « cicatrices » au mur de la Cathédrale rappellent la présence de l’autre pontis. Le bélier trônant au centre du passage est la réplique d’un jouet du 11e ou 12e siècle posée par le peintre Henri-Maurice Cahours en 1970.

Cour de la Prévôté
Ancienne demeure des Chanoines, ou Prévôté (le Prévôt secondait les évêques), elle communiquait directement avec la Cathédrale, aux 13e et 14e siècles. Ne pas manquer d’observer les voûtes à berceau, la porte de l’ancienne Prévôté (à l’intérieur de la Cathédrale), mélange de gothique flamboyant et de motifs Renaissance (15e s), ainsi qu’une frise lombarde au dessus de l’escalier du clocher.

Place Godeau
C’est l’ancienne place du Cimetière Vieux, supprimé en 1780. La colonne en granit gris de l¹Estérel trônant au milieu de la place est l’une des deux colonnes jadis jumelée offertes par la ville de Marseille en 230 en l’honneur du Dieu Mars Vintium. Autrefois placées dans la cathédrale, elles en furent retirées en 1767. L’autre se trouve place du Grand Jardin. Au Nord de la place, maison avec géminée authentique du 13e siècle (fenêtre jumelée).

Rue des Portiques
Cette rue représente un vestige de l’ancienne voie romaine qui allait de Cimiez à Salinae (Castellane). Elle représentait alors, le “décumanus” de la Cité (c¹est à dire la voie Est-Ouest). La rue des Portiques tire son appellation des arcades construites au Moyen Age par les habitants pour gagner de la place au profit de leur logement. A l’entrée de la rue subsiste sur la partie gauche un portail “Renaissance”(1575).

Porte d’Orient
Monseigneur Moreau (1759-1763) fit ouvrir une brèche dans les remparts pour gagner plus rapidement le grand Séminaire. En 1787, la Commune fut contrainte de transformer la porte pour permettre à Monseigneur Pisani de La Gaude (Évêque de Vence) d’arriver à la porte de son Palais Épiscopal sans descendre de son carrosse ! A gauche de la porte, sous l’appui d’une fenêtre, une pierre plus grosse que les autres porte la date de 1592 et marque l¹endroit où les canons de Lesdiguières ont pratiqué une brèche dans les murs de la ville, lors du Siège de Vence. A quelques cent mètres de là, avenue Alphonse Toreille, se trouve l’ancien Séminaire construit par Monseigneur Godeau en 1669.

Place Antony Mars
Première “sortie” de la ville hors de ses murailles, la place Antony Mars, ancienne “place Vieille”, constitue de ce fait un précieux souvenir. En 1431, la place est aménagée et embellie d’arbres, une première fontaine installée en 1439 satisfait aux besoins de la population “hors des murs”. Elle est baptisée place Victor Hugo à la mort du poète avant de porter le nom d’un ancien Maire, auteur de comédies et de vaudevilles.

Porte du Signadour
La porte du Signadour, ou porte du guetteur en provençal, date du 13e siècle.

“L’enfer” et la rue Saint Lambert
“L’enfer”, coin pittoresque, évoque le passé médiéval. A l’angle d¹une entrée de cour, un Cippe élevé par la Cité à Publius Cornelius Licinus, rappelle le séjour du fils de l’empereur Gallien et de sa mère Salonine, à Vence au 3e siècle. La rue Saint Lambert porte le nom d¹un évêque de Vence. Au n°5 on peut voir la maison de la Vieille Audience et au n°7, une maison restaurée avec fenêtre à ogives et écussons.

Rue de la Coste
Vence est une des rares cités du moyen-âge à avoir conservé ses remparts et à posséder une vieille-ville en forme d’ellipse. Une particularité qui remonte au 15e siècle, lorsque les habitants ont été autorisés à appuyer leurs maisons sur les remparts, les conservant ainsi intacts, notamment rue de la Coste. Sur l’extérieur -boulevard Paul André- on aperçoit encore les créneaux et certaines archères en partie comblées lors des aménagement successifs. Au n°38 se trouve une maison avec encorbellement, une avancée de la pièce principale sur la rue.

Portail Levis
Le Portail Levis constitué l’une des trois portes de la voie Romaine. Ce “portail” était constitué d’une tour carrée (démolie en 1819) avec au rez-de-chaussée un pont levis fermé par une herse. Le boulevard Paul André (du nom d’un Consul de l’Ancien Régime) date de 1832. Il est évocateur de l’ancienne muraille défensive de la cité où après 1333, il fut a été d’ouvrir des fenêtres à condition “qu’elles fussent grillées de fer”.